15.12.2008
hunger
Ulster.1981.Des membres de l'IRA sont incarcérés à la prison de Maze.Ils entament le celèbre combat:"blanket and no -wash protest".Parmi eux Bobby Sands , figure de proue de l'armée républicaine irlandaise.Il décide d'entamer une greve de la faim dans le but de voir ses compatriotes reconnus prisonniers politiques afin que leur statut ne relève plus de celui du droit commun.
Le sujet ne me plaisait a priori pas (le fanatisme religieux m'a toujours été obscur,étranger et antipathique)mais je faisais confiance à la mise en scène.Peu importe en fait le sujet ce qui compte c'est la facon dont on raconte,dont on montre.Donc c 'est pleine de bonne volonté et d'espoir que je me suis intallée dans le fauteuil garni de velours rouge.Et las,j'ai du déchanter ... très rapidement.
Déjà le sujet m'a mise d'emblée hors de la route,m'a ejectée hors de l'histoire.Je pensais que la mise en scène m'y aurait pourtant interessée.Mais elle est tellement grossière,poussive et outrecuidante que loin de servir le film elle finit par totalement le plomber.Tout y est lourdement appuyé,articulé par le biais d'énormes ficelles.Le son en rajoute à l'image.Notamment dans la scène ou les prisonniers sont tabassés par les flics dans le couloir de la prison jusqu'à ce que l'un d'eux tombe inanimé.Il aurait été beaucoup plus ingénieux lors du tabassage qu'au moment ou le prisonnier perd conscience le son disparaisse et que le silence s'impose.Cela aurait été beaucoup plus parlant que le prisonnier s'effondre et qu'il n'y ait plus que les gestes qui s'actionnent dans le silence le plus total,cela aurait en un seul instant défini le chaos qui s'installe autour de lui.Alors que là les cris ne font qu'alourdir la scène ,ne sont que redite,n'apportent rien de plus et desservent bien au contraire le film.Et il en va malheureusement ainsi durant les 01h50 que dure cette fiction.On a l'impression d'assister à une lecon de choses.Le film n'a de cesse de nous anoner les memes choses mais de manières différentes au cas ou...Et le tout donne un objet lourd,laborieux,indigeste qui confine à l'épuisement.Tout ce qui aurait pu etre fort a été anihilé par une mise en scène insupportable.Le très beau Michael Fassbender(ce qu'il est beau,my god!) fait ce qu'il peut... et il ne peut malheureusement pas grand chose.Meme sa maigreur est loupée.Certes on ne lui demandait pas de perdre 30 kgs( comme l'inconscient Christian Bale l'a fait pour "the machinist") mais on sent là que sa maigreur est vraiment artificielle,notamment dans la scène ou il est allongé dans l'infirmerie de la prison et ou on le voit gonfler ses cotes au maximum pour donner le change.Et c'est bien là tout le souci du film:tout y est artificiel,surjoué,plaqué,démontré,rien ne semble venir de l'intérieur,des tripes,du coup cette histoire qui aurait du nous parler,nous émouvoir,ou du moins nous toucher nous laisse totalement froid et extérieur,voire parfois énervé d'assister à tant de maladresses,de lourdeurs,de cacaphonie et souvent d'ennuis
01:44 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : steve mcqueen ii, michael fassbender, liam cunningham, stuart graham, bobby sands.


