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<title>de la hyene dans l art - dvd</title>
<description>art en tout genre</description>
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<title>bons baisers de Bruges</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>dvd</category>
<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 00:10:03 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Ouf 2009 permet de me rattraper!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et oui je le confesse en 2008 j'ai été très feignasse quant aux films que j ' ai aimés.C'est tellement plus facile d'écrire sur les films mauvais ou discutables.C'est tellement plus difficile d'écrire sur des films devant lesquels on est restés gagas et devant lesquels ont ne pouvait rien dire d'autres que :&quot;formidable&quot; ou &quot;extraordinaire&quot;.C'est tellement plus facile d'écrire sur les défaillances et de les ressentir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2008 je n'ai rien écrit sur ce fim britannique qui pourtant fut le meilleur de l'année.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a beaucoup de choses que j aimées ou non et dont je n'ai pas parlé dans mon blog,mais je compte bien me rattraper quitte à parler de choese passées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et bien voilà en 2008 est sorti &quot;Bons baisers de Bruges&quot;,le meilleur film britannique de l'année.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant c'était pas gagné!Une histoire via les médias nulle à chier,des acteurs insupportables (je n'aime ni fiennes,ni farell),une affiche grottesque et surtout une mise en abime via les médias francais qui faisaient détester le film avant meme de l'avoir vu;quand on voit sebastien cauet dans son émission intellectuelle du jeudi soir dire à Collin Farell &quot;c'est génial,c'est à mourir de rire&quot;,on n 'a qu'une hate :fuir absolument ce film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et sur les conseils de conseils de conseils élogieux&amp;nbsp; ...j'ai fini par y aller.Et là franchement il n'y a rien vraiment rien à redire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est d'une intelligence ,d'une ingénuosité et d'un bonheur redoutables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'histoire dont je ne vous dirai rien est d'une roublardise rare,les interprètes exceptionnels (comme quoi quand on est bien dirigé!),la mise en scène alterne séquences drolatiques,mouvementées,sportives...il y en a pour tous les gouts.Des scènes reflexives,combatives,d'action,d'émotions...tout tournoie perpétuellement et alterne sans cesse pour que jamais l'on ne s'enlisse.C'est d'une drolerie ébourrifante,d'une intelligence rarissime,d'une mise en scène étourdissante et surtout d'une écriture renversante.C'est écrit d'une facon que vous ne retrouverez jamais ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant à la beauté des décors ... après avoir vu ce film on n'aspire plus qu'à une chose:voir absolument Bruges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est rare de voir ce qu'un film se devrait vraiment d'etre,c 'est d'ailleurs le seul de l'année 2008 digne de ce nom.Il y a des films en 2008 que j'ai préférés à celui là ,tous des films francais ,ils sont rares certes mais francais:pour une fois : il y a eu &quot;khamsa&quot;,&quot;entre les murs&quot;,&quot;un conte de noel&quot;,&quot;et &quot;l'apprenti&quot;,que des films dont je n'ai pas parlés en 2008 car comme je vous le disais il m'est diffcile de parler de choses qui me tiennent à coeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et j'ai droit à une séance de rattrapage avec la sortie en dvd de cette merveille.Tout y est excpetionnel.Sans blague.C'est tout ce que le cinéma se doit d'etre.C'est drole,terriblement intelligent et intelligible,très fin et subtil ,plein de rebondissements aussi bien au niveau de l'action que des maxillaires et des cervicales.Bref c'est très intelligent tout en faisant rire et en nous faisant rebondir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En un mot c'est assez rare pour etre acclamé, ovationné et tout simplement salué.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand je pense que certains on pu s'émerveiller devant d'épouvantables et chiantissimes &quot;graines et mulet&quot; ou autres!Non le cinéma n'est pas une caméra portée sur l'épaule qui bouge sans cesse pour faire genre ni des scènes d'une longueur vomitive pour faite t a vu comme c 'est du cinéma d'auteur;engager des acteurs non professionnels ne sert pas toujours la spontanéité du film.Il y a des films pour comité restraint qui peuvent etre chiantissime comme cette graine et des chefs doeuvre d'inventivité qui peuvent etre grand public comme le film de martin macdonagh qui marie le pari d etre intelligent,raffiné,profond,travaillé tout en restant très grand public.Bref le symbole absolu de ce que devrait etre une oeuvre d'art et tout film digne de ce nom: très intelligent,très bon et très accessible.&lt;/p&gt; 
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<title>the big lebowski ou le genie du cinéma</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/06/24/the-big-lebowski-ou-le-genie-du-cinema.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>dvd</category>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 23:02:28 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&quot;The big Lebowski&quot; est un film réalisé en 1998 par Joel coen.Il nous narre les aventures de jeff lebowski interprété par un jeff Bridges vraiment magistral et plus vrai que nature.C&amp;nbsp; est un chomeur,glandeur,crado,fumeur de joints et buveur invétéré,(buveur de white russian s il vous plait;notons a cet instant et à cet effet que le doublage francais est une pure catastrophe de A à Z et que c est un film à voir absolument en V.O;imaginez jeff Bridges commandant un &quot;white russian&quot; et le meme commandant un &quot;russe blanc&quot; vous aurez tout compris).Il se fait appeler &quot;the dude&quot; ce qui signifie en argot &quot;le type&quot;,&quot;le gars&quot;,bref l anonyme total, l anti héros,le gars de mesdeux.Son unique activité est le bowling qu il pratique tous les jours avec ses deux acolytes,aussi largués que lui, interprétés par les grandioses john goodman et steve buscemi.The dude ,qui ne demandait rien à personne, est confondu par deux truands avec un homonyme milliardaire dont la tres jeune femme Bunny a ete kidnapée.Le milliardaire va profiter de l opportunité de cette homonymie pour demander au Dude de gérer cette affaire à savoir récolter la rancon ,la déposer er récupérer Bunny.Seulement ca ne va pas du tout se passer comme prévu.En effet suivant les bons conseils de john goodman;jeff bridges va décider de garder la rancon car son compère est persuadé qu il s agit d un enlevement bidon orchestré par Bunny elle meme.C est le point de départ d un imbroglio qui va plonger le dude dans une série de situations et de rebondissements incroyables,hillarants,rocambolesques,irrésistibles et jubilatoires.C est un film qui ne cesse d etre drole,cocasse et pertinent du début à la fin.Et qui ne cesse de nous transporter dans un ailleurs fantasmagorique et planant.Ce film nous fait planer du debut a la fin ...et pour cause!C est un délire visuel et sonore fou.Une recherche permanente sur les moyens d eprouver de ressntir de montrer de comprendre et surtout de voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mode opératoire de ce film s alligne sur le burlesque(buster keaton chapeau bas),la satire,la&amp;nbsp; dérision (voire de la déraison)ce qui nous vaut la peinture de sujets hauts en couleur irresistibles et inoubliables.On y rencontre john turturo incarnant un horrible joueur de bowling se nommant jesus habillé en une tenue mauve et moulante parlant a sa boule et la lechant.Aussi present autour de nos compères le pitoyable proprietaire de jeff Bridges grand amateur de danse classique qu il pratique pour le plus grand desespoir du Dude et pour notre plus grande jubilation.Sa présence me vaut en effet une de mes scenes préférées ou il interprete un ballet classique devant nos trois larons&amp;nbsp; completement médusés.On&amp;nbsp; rencontre aussi un scénariste qui vit&amp;nbsp; sous assistance respiratoire et de surcroit&amp;nbsp; flanqué d un fils completement débile.Le film regorge de personnages de seconde zone truculents et hilarants.Mais au dela de cette représentation o combien fine du burlesque ce film est avant tout une réflexion sur le cinema;une déclaration d amour et un hommage au cinema de l age d or hollywoodien,au cinema de la grande epoque.Les fréres Coen y ont dans ce film des réferents permanents que ce soit du coté de la comedie musicale ou de celui du western.Ils sont des habitués du genre.Leur filmographie est un hommage permament aux plus belles pages d hollywood : le film noir avec &quot;blood simple&quot;,&quot;miller'crossing&quot; ou &quot;the barber&quot; , la comédie sentimentale avec &quot;intolerable cruelty&quot;,ce film drole et irresistible nous rappelle sans cesse les plus joutes verbales de tracy-hepburn dans les films de cukor.&quot;Barton fink&quot; est un superbe hommage aux scenaristes quant a George Clooney dans &quot;o'brother&quot; il est le clone irresistible du clark gable de la grande époque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;les frères Coen optent pour la peinture de doux dingues,de marginaux,de loosers.De ceux qui ont ete oublies,laissés pour compte.Loin des roles de solides gaillards&amp;nbsp; succesfull que nous donnent trop souvent a voir le cinema americain nous avons affaire ici a une bande de joyeux glandeurs,d anti héros, qui revendiquent leur marginalité et leur inadéquation a la societe qu on leur propose.En cela ils sont tres proches des personnages contestataires des années 60 et 70 et nous renvoient aux films notamment de John Huston et particulierement au magnifique &quot;fat city&quot; avec le grand et trop méconnu stacy keach.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce film au delà de sa finesse,de sa drolerie,de son intelligence,de son génie me touche particulierement parce qu il est un fier et magnifique hommage au cinéma noir américain.On ne peut s empecher de penser une fois de plus aux films de Huston notamment au &quot;faucon maltais&quot;.En effet les freres coen reprennent ce que Huston avait déja alors éprouvé:le principe de la non histoire ou de l intrigue comme supercherie.(André Gide s essaya aussi à ce principe dans &quot;les faux monnayeurs&quot; et nous livra a mon sens son plus grand livre et un des plus grands livres de la littérature francaise).Dans ces deux films l histoire s avere rapidement n etre qu un pretexte,un leurre (comme la malette de la racon) et une duperie.Tout n est que faux semblants et illusions (la encore on retouve les themes prédominants à la filmographie de Huston).Bridges tel Bogart court apres une chimère mais qu importe apres tout la réalité :ne sommes nous pas au cinéma dans le lieu de l artifice et du faux semblant par excellence?Ce film au dela de la pseudo dramaturgie nous parle avant tout et surtout de cinéma,les freres coen nous y livrent leur définition du cinéma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les comédiens, comme d habitude chez ces brothers là, sont dirigés merveilleusement bien.Jeff Bridges merveilleux acteur,bien trop peu utilisé (dieu que ce mot est laid!) dans les productions américaines et John Goodman y sont epoustoufflants et à pleurer de rire.Mon coup de coeur va à ce bonhomme que j adore :Steve Buscemi fidèle ami et acteur des freres coen qui nous offre une de ses plus belles compositions.Dans un role quasiment muet,pierrot lunaire a la buster keaton il nous montre ses qualités incroyables d ecoute,de comprehension,de receptivité , d expressivité et...de jeu tout simplement.Sans mot dire il arrive plus a nous parler que la plupart des acteurs que le cinéma nous impose trop souvent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce film est pour moi une oeuvre majeure et incontournable dans l histoire du cinéma americain. Une oeuvre qui récapitule tout ce qui a ete fait jusqu à present pour dépasser tout ce qui existe,tout ce qu il est possible de faire,pour nous faire aller au delà.Ce film jette un pavé dans la mare du conformisme cinématographique et joue avec les codes et l histoire meme du cinéma americain.Après ce film il est impossible de continuer à&amp;nbsp; tourner comme avant,on est obligé d explorer d autres voies,d autres principes,d autres ailleurs,d autres perspectives,d autres leurres,d autres artifices.Les freres Coen ont signé dans cette oeuvre incontournable et véridiquement culte une nouvelle lecture du cinéma insolente et géniale.&lt;/p&gt; 
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<title>le talentueux monsieur ripley</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2007/12/28/le-talentueux-monsieur-ripley.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>dvd</category>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 01:42:52 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Tom Ripley,un jeune pianiste d origine modeste qui reve d un ailleurs meilleur, se voit confier par&amp;nbsp; par un milliardaire americain une mission speciale :ramener aux etats unis Dicky, son fils,parti mener la dolce vita et depenser l heritage familial en Italie.Tom echoue dans une station balneaire ou il rencontre le riche heritier et sa petite amie.Il tombe sous le charme de celui qu il est venu chercher,du grand train qu il mene et devient rapidement son ami.Cette nouvelle vie et ses fastes le subjuguent tellement que bientot, pour lui ,il ne sera plus question de retourner dans son pays pour retrouver son existence terne et pauvre.Le hasard lui donnera l occasion d y parvenir et tout sera&amp;nbsp; bon pour arriver a ses fins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anthony Minghella ordinairement a son aise dans les fresques sirupeuses qui mettent en scene des personnages trop romanesques aux&amp;nbsp; sentiments ecules,mielleux qui vivent des histoires d amour qui n en finissent pas de nous ennuyer et qui n en finissent pas d en finir,nous surprend agreablement en dressant des portraits fins,travailles,subtils,fouilles et en choisissant pour les incarner&amp;nbsp; des acteurs en etats de grace(ou tout simplement magnifiquement bien diriges).Jude law y est fascinant,il est le personnage de Dicky(il trouve d ailleurs la l' une de ses meilleures compositions),trop beau,trop riche,trop classe,qui semble tout survoler et a qui tout reussit magnifiquement.La grande Cate Blanchett et meme la terne Gwyneth Paltrow sont ideales dans leurs roles qui, il faut bien l admettre, sont secondaires&amp;nbsp; et font surtout office de tapisseries utilitaires.Philipp Seymour Hoffman,le second couteau indispensable au cinema americain,marque de sa foce et de son empreinte les rouages du film.Il est l angoisse qui plane.A chacune de ses appartions l on s en qu il est la menace par qui les projets de Ripley vont etre dejoues.Quant a Matt Damon il se revele etre un acteur epoustoufflant,comme quoi!etre l incarnation de Ripley au plus profond de ses angoisses de ses tortures&amp;nbsp; de sa noirceur,de sa folie,et etre un chanteur convainquant notamment dans sa suave reprise de &quot;my funny valentine&quot; de Chet Baker.La qualite d interpretaion est vraiment le premier point d orfevre du film.Le second est son scenario,un petit bijou de finesse et de precision qui releve du miracle et nous narre une histoire sombre corrosive angoissante et troublante.Il y a quelque chose de totalement jouissif et extraordianaire dans ce film c est qu il est amoral au possible.Tom Ripley,un type ingrat,serial killer a ses heures,depourvu de toutes notions du bien et du mal,depourvu de toutes formes de morale ,qui se laisse guider par une sorte d instinct sensuel suave sanguinaire animal et qui devrait attirer notre antipathie attire au contraire notre sympathie voire meme notre empathie,nous subjugue et nous envoute a un point tel que nous ne faisons plus qu un avec lui. On souhaite tellement le voir reussir,trouver le bonheur qu on comprend et approuve&amp;nbsp; qu il tue encore pour s en sortir et&amp;nbsp; ne pas etre pris.Apres l engrenage du premier meurtre sa seule solution est de tuer encore,qu il en soit ains!.On est en lui,on suffoque avec lui,on a peur avec lui;on eprouve ses angoisses,on ressent ses battements de coeur,on respire avec lui.C est un personnage qui se fond en nous,qui glisse et coule dans nos veines et l on souhaite vraiment le voir vaincre quelques soient les moyens qu il utilise.On vibre avec lui,il nous absorbe a un point tel que ca nous met mal a l aise et nous renvoie a notre conscience,a nos valeurs,a nos notions de bien et de mal.Le grand talent du film est d avoir su rendre avec autant de reussite de precision de justesse la personnalite complexe et insaisissable de Ripley.Ripley nous attache car il existe malgre lui,car nous ne savons qui il est vraiment et ne pouvons alors nous empecher d imaginer et de lui trouver des circonstances attenuantes.La scene du premier meurtre dans la barque est certes atroce mais ce meutre est&amp;nbsp; involontaire et provoque accidentellement par un geste d enervement.Initiallement Ripley n avait nullement l intention de tuer son nouvel ami ni d usurper son identite.Si sa mort est accidentelle l usurpation d identite l est tout autant.Elle est provoquee par une erreur d un employe de l hotel qui prend Ripley pour le riche heritier.Notre jeune pianiste se dit alors tient pourquoi pas,pourquoi pas puisqu on m en donne l occasion de&amp;nbsp; jouer le jeu et de gouter moi aussi a cette vie qui m a toujours ete interdite.Les motivations exactes qui font qu il accepte cette nouvelle identite qu on lui affecte restent obsucres.On peut evidemment pencher pour l argent et les fastes qu il permet mais rien n est moins sur.Il semblerait surtout que Ripley accepte sa nouvelle identite car il pense qu en acquerant le patronyme du feu dicky il en herite aussi de ses qualites physiques et morales,de son talent ,de sa beaute,de l amour qu il suscite.Chose evidemment impossible car Ripley aura beau changer de nom ses qualites resteront&amp;nbsp; les siennes:intrinseques,inalterables.Quelles sont elles?Il declare vers la fin du film n en n avoir aucune et c est ce qui visiblement le desespere et le pousse a accepter cette nouvelle vie que le destin lui presente.En fait nous ne saurons rien des vraies qualites et de la personnalite de Ripley car de lui nous resterons toujours dans le flou,dans le doute,dans l obscur,&amp;nbsp; nous ne&amp;nbsp; le verrons&amp;nbsp; sans cesse qu en representation dans la peau d un autre et meme quand il est sense etre dans sa peau l est il vraiment?les rares fois ou il n est pas dans la peau d un autre,en representaion,il semble plonger dans une folie douce et etre un etre fantasque,insaisissable.Il doit lui meme probablement ignorer qui il est ,perdu dans la complexite de son etre ,et dans les trefonds de son ame torturee et tortueuse mais une chose est sure:Ripley cherche avant tout et par dessus tout a etre aime.S il a accpete d endosser la personnalite du mort c est qu en endossant son nom il esperait endosser ses qualites et arriver enfin a se faire aimer.Ce desir d amour est tellement fort qu il est le moteur de son ambivalance sexuelle.On ne saura jamais qui il aime reelement:les hommes ou les femmes.Il veut juste etre aime.Son indecision sexuelle nous pousse d ailleurs a nous demander s il est reelement capable d aimer car a trop aimer on aime en fait mal.Et si l on est sur qu il veut etre aime on reste perplexe quant a&amp;nbsp; sa capacite a aimer,a s ouvrir et a etre genereux.Durant tout le film nous ne saurons&amp;nbsp; jamais s' il a en lui bonte et conscience ou s 'il n est juste qu un cynique manipulateur ,mythomane, a l esprit totalement derange. Quand vient la fin du film la question se pose: n est il pas tout simplement fou?L exploit de ce film est de nous attacher absolument a cette personnalite trouble ambigue complexe insidueuse dont nous ne saurons sommes toutes rien ou qu en apparence.Qui est Ripley?Une non personnalite?Ce personnage nous renvoie inexorablement au Gatsby de Francis Scott Firgerald;tous deux se bruleront les ailes a vouloir integrer un monde dont il ne feront jamais partie et qui les meprisera toujours.Comme chez Fitzgerald Minghella n epargne en rien la tres haute bourgeoisie notamment au travers du personnage tres gratine de Cate Blanchett(cree expres pour le film)qui pretend mepriser l argent mais qui ne frequente exclusivement que les milliardaires.Le talentueux monsieur Ripley cru 2000 est il un film politique qui dresse le portrait&amp;nbsp; froid d une ame deconfite deconstruite et detruite par une societe artificielle vide, meprisante,alteree par l argent et le pouvoir ?Ou un film venineux,amoral qui dresse le portrait d une ame malsaine malade&amp;nbsp; qui nous glisse ente les doigts mais que nous souhaitons capter ,retenir,une ame en puzzle dans laquelle nous nous refletons et&amp;nbsp; qui nous attache ?Nous n en saurons rien car la reside toute la force du film :nous ne saurons jamais qui est Ripley.C est un etre qui nous glisse en permanence entre les doigts,dont nous ne pouvons rien retenir,un etre liquide qui s echappe avant tout a lui meme,une enigme fascinante.Et la force de Minghella est d avoir&amp;nbsp; rendu cette impossiblite d etre palpable,concrete et en meme temps totalement fantomatique.Faire exister les fantasmagories,faire naitre l ireel n est pas la le devoir premier du cinema.Ce&amp;nbsp; film noir,jouissif,amoral,pertinent,profond,sur une ame en deroute malade de la societe dans laquelle elle evolue est avant tout un film sur la magie du cinema,sur qu est ce que le cinema,sur la magie qu il fait naitre,et les possibles auxquels il donne vie.Et pour que la magie se distille par dela l image, ce travail d orfevre se pare d une B.O rare et subtile a recommander absolument:baker,gillespie,parker,davis ...et au milieu de ces grands noms se glisse la voie delicate et suave du talentueux monsieur Damon.Le talentueux monsieur Ripley ou la magie du cinema.&lt;/p&gt;
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