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<title>de la hyene dans l art - cinema</title>
<description>art en tout genre</description>
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<title>l'apprenti</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2009/02/05/l-apprenti.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 00:45:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&quot;L'apprenti&quot; est la troisième réalisation de Samuel Collardey et une des plus belles reussites du cinéma francais de cette année 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette année&amp;nbsp;passée aura été prolixe en joyaux francais dont la plupart auront eu pour&amp;nbsp;points communs&amp;nbsp;le naturalisme et l'amateurisme des acteurs et c'est là qu'on se rend compte que franchement il n'y a pas mieux que les comédiens amateurs.Les comédiens francais n'ont de cesse de se la jouer intellos,sensitifs,du style pour tel role on s'est mis en danger,en péril,en abime...et bla et bla bla ou alors:j'ai beaucoup travaillé pour etre le personnage,etre acteur est un métier...difficle...A mon sens les deux plus grandes réussites de l'année 2008 furent &quot;entre les murs&quot; et le chef d'oeuvrissime &quot;khamsa&quot;.Quand on sait que tous les acteurs de ces deux films sont amateurs!!on se pose beaucoup de questions quant à nos amis les&amp;nbsp;pipoles et leur difficulté à etre ,à représenter.Le plus difficile pour un acteur est de nous faire oublier qu'il est acteur,qu'il joue,ils sont tellement plein de tics,d'astuces,de techniques qu'ils n'ont plus rien de naturel du coup on n 'arrive pas a adhérer au film&amp;nbsp;on se retrouve éjecter&amp;nbsp;au bord de la route.Heureusement le cinéma francais a toujours eu un certain gout,une certaine intelligence et une certaine réussite pour le naturalisme et l'impressionnisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;l'apprenti&quot; fait partie de ces réalisations rares,réfléchies et intelligentes.C'est un film semi fiction semi documentaire à&amp;nbsp;découvrir &amp;nbsp;impérativement ne serait ce que pour constater que l'on peut faire un travail remarquable sans argent aucun,sans nom connu,juste avec du talent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mathieu 15 ans habite dans le doubs,il partage son emploi du temps entre son lycée agricole et&amp;nbsp; une petite exploitation&amp;nbsp;laitière dans laquelle il est en apprentissage.Voilà,c'est simple,justement simple.Mathieu évolue au rythme du travail à la ferme,des saisons,de sa relationavec Paul le fermier philosophe et profond,&amp;nbsp;avec sa mère dans cette maison ou il ne va guère plus et ou le père,parti,laisse une plaie béante.Paul joue&amp;nbsp;en quelque sorte&amp;nbsp;un role de père de substution pour cet adolescent qui essaie de se construire.Il fait l'apprentissage du travail,de son rapport aux autres,des sentiments,&amp;nbsp;de la vie.C'est un film simple,sans effets et sans affects,un film de taiseux ,peu de dialogues,beaucoup de gestes,de sensations,de silences,de nons-dits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ce film a priori anodin se dégage une vraie beauté et une vraie tristesse.Car meme si on ne le sait pas on sent l'intensité ,la justesse,la réalité qui se dressent derrière ces personnages.Le fait est que l'hsitoire ,meme si les grosses trames sont inventées ,est une histoire réelle ,elle est la réalité de ce que vivent en fait dans leur &quot;vraie&quot; vie les protagonnistes.Les images&amp;nbsp; qui se déroulent sous nos yeux sont celles de la vie de Mathieu.Les acteurs qui interprètent ses parents sont ses vrais parents et si la scène avec son père est si douloureuse c'est parce que cela faisait réellement plusieurs années qu'ils ne s'étaient plus parlés,qu'ils refusaient de se&amp;nbsp;voir et devant la caméra de Samuel Collardey c'était la première fois qu'ils se retrouvaient.Ou comment partir de la réalité pour faire une fiction qui ressemble à un documentaire réaliste.Un vrai talent et une vraie réussite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin du film une chose rare s'est passée dans la salle.Les gens sont restés non seulement pendant le générique et meme après alors que la lumière était revenue.Les gens se sont levés comme avec regrets puis se sont mis à parler du film,à se parler,une dame a meme pleuré tellement était bouleversée.Les films qui permettent naturellement des échanges post projection sont rares.&lt;/p&gt; 
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<title>vicky cristina barcelona</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2009/01/20/vicky-cristina-barcelonna.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Tue, 20 Jan 2009 00:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Penelope et Scarlett sont belles à se damner dans deux genres bien différents,Javier Bardem est un des meilleurs acteurs que l'Europe ait ,certes certes certes... mais entre deux baillements et deux étirements (obligés pour pas se choper des crampes) on se demande ou est passé Woody Allen?Ou?Et c'est bien la seule question que nous pose le film.&lt;/p&gt; 
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<title>&quot;le dossier 51&quot; ou de l'utilisation de la photographie au cinéma,fin.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 14:41:16 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&quot;Le dossier 51&quot; est de ces films dont la fin nous permet de mieux saisir l'ampleur du propos et de vivre plus intensément l'histoire.Lorsqu'on sait Auphal mort ,au contraire des agents qui le font disparaitre de leur ordinateur,tout le film nous revient en mémoire et le parcours d'Auphal nous apparait triste et solitaire.Lorsque nous nous remémorons brièvement sa vie ce sont les photos du film qui nous reviennent à l'esprit ,comme elles ont déja servi aux agents à résumer Auphal elles rejaillissent pour nous faire voir 51 sous un jour nouveau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La photographie dans ce film ne se contente pas de jouer un role original et essentiel (aussi bien narrativement que psychologiquement),elle est de double nature.Il y a en effet les photos prises par les agents qui nous présentent Auphal et sa femme,les commentaires en voix off nous renseignent autant que les photos le font,c'est à dire qu'on apprend pas grand chose,de toutes facons ce n'est pas le présent qui nous interesse mais le passé.Les photos qui nous renseignent donc quant au passé sont d'une autre nature ,elles sont la propriété de la famille d'Auphal ,prises par cette dernière.Ces photographies là s'avèreront capitales pour la suite de l'enquete.En effet chacune d'elles vue porte la preuve de la faille d'Auphal et c'est pourquoi lors de sa mort ce sont ces photos là qui nous reviennent en mémoire pour résumer sa vie:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-les photos d'Auphal enfant nous rappelle qu'il est un enfant adultérin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-la photo de la femme aux yeux crevés qui avaient de petits seins et qui aimait la sodomie nous renvoie à l'homosexualité refoulée refoulée de 51.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-la photo du couple d'amis nous rappelle certes qu'Auphal fut l'amant de la femme mais qu'il gardait cette photo en souvenir de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-la photo du camp nazi dans la chambre de la mère est certes le moyen par lequel un agent arrive à infiltrer l'intimité de la mère de Dominique Auphal mais cette photo nous ramène aussi au véritable père de 51 ,à la haine de la mère pour le père adoptif,pour les hommes en général et à son amour possessif pour son fils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-on peut penser aussi avec ironie et douleur aux photos d'agents masculins nus selectionnés dans le but de séduire madame Auphal....En fait la vie d'Auphal se résumait en ces quelques photos et ce sont ces quelques photos qui causeront sa perte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin ce billet ne saurait etre complet si je ne parlai de l'opposition image/son qui réside dans l'affrontement Auphal/minerve.Si nous ne voyons Auphal pratiquement qu'en photos et n'entendons jamais sa voix il en va tout au contraire de Minerve.Des commanditaires de l'enquete on entend les voix mais on ne les voit jamais.A une exception près et encore...Auphal est connu via des images fixes et les propos tenus par Minerve tandis que ce dernier n'est défini que par les propos qu'il tient sur Auphal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La photographie occupe dans ce film une place originale et primordiale.Au delà d'un plus cinématographique elle est la clef de voute de la narration.Elle est ce qui permet de garder son identité propre et personnellle alors que la parole n 'est qu'abus ,interprétation erronée ou une arme redoutable car elle est celle qui met&amp;nbsp; à jour,qui dévoile et qui apparaitre l'ame humaine dans toute sa nudité.La photo au contraire est le monde de l'ombre et des secrets.Mais l'image alliée au son lorsqu'ils tiennent le meme discours est implaccable.Une phrase prononcée par Madame Auphal mère correspond parfaitement à l'idée que je me fais de l'utilisation de la photo dans ce film(elle dit cette phrase à l'agent qui l 'interroge sur les camps de la mort):&quot;Vous etes l'Histoire qui pose un regard un peu froid sur ce qui reste pour nous brulant , déchirant (...),regard de scientifique ,on les classe par catégories,le pire serait l'oubli&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un coté il y a les agents pour qui les photos sont une arme de destruction ,sont un matériel froid;d'un autre il y a le spectateur pour qui ces memes photos sont sources de témoignages,de vie.Entre la machine d'un coté(à laquelle les agents sont clairement comparés),et l'humain de l'autre ,entre le témoignage de la photographie et ce qu'elle peut dévoiler de plus fragile ,de plus criant:entre ces deux extrémités il y a la faille,il y a la vie,il y a le cinéma,il y a tout ce qui est fragile;comme si le cinéma n'était qu'une longue étude viscérale et humaine d'un détail,d'une image...fixe.&lt;/p&gt; 
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<title>&quot;le journal d'un curé de campagne&quot; de Robert Bresson, part 1</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 13:38:04 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&quot;Le journal d'un curé de campagne&quot; réalisé en 1951 est un des premiers exemples de fidélité authentique d'un film à un roman.Le film respecte les proportions du roman&amp;nbsp; mais il substitue à la richesse et au foisonement du récit de Bernanos une structure marquée par la rigueur,la cohérence logique et l'esprit de lilote,ce qui fera dire à André Bazin :&quot;Des deux c'est le film qui est littéraire et le roman grouillant d'images&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bresson élimine tout élément extérieur à l'aventure spirituelle du pretre comme les problèmes sociaux,politiques ou moraux qui étaient présents dans le livre.Les dialogues sont fidèlement empruntés à Bernanos.Avec &quot;journal d'un curé de campagne&quot;,Bresson prend le contre pied de ce qu'avaient été jusqu ' à présent les rapports cinéma-littérature qui voulaient qu'on s'en tienne à l'esprit.Bresson s'en tiendra à la lettre.Ce film ne veut pas se substituer au roman,il ne veut pas etre sa traduction esthétique dans un autre langage.Bazin écrira à ce sujet:&quot;il ne s'agit plus ici de faire un film qui double l'oeuvre mais de construire sur le roman,par le cinéma,une oeuvre à l'état second&quot;.Bresson soulignera meme le caractère littéraire du récit puisqu'il se refusera à transformer en dialogues les passages du livre ou le curé rapporte à travers ses souvenirs les conversations qu'il a eues.Les parties non dialoguées du livre ne le seront pas dans le film et et les dialogues de Bernanos ne seront pas mis en valeur mais au contraire étouffés par le débit recto-tono des interprètes non professionnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier plan du fillm est un gros plan du journal et du visage du pretre.Le dernier plan est le gros plan d'une croix .Entre les deux ce sera déroulé le long calvaire physique et moral du curé d'Ambricourt ,calvaire qui ressemble à un itinéraire christique et qui s'achèvera par la mort du curé seule issue possible pour le rachat des ames de sa paroisse.La mort est par ailleurs accueillie avec joie puisqu ' avant de succomber,le pretre murmurera : &quot; tout est grace&quot;.&lt;/p&gt; 
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<title>Tonnerre sous les tropiques</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/10/16/tonnerre-sous-les-tropiques.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 03:02:13 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Ben Stiller je ne vous le cacherai pas:j'ADORE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors évidemment dès la sortie de son dernier opus je suis vite allée le voir.Il faut que je vous dise que je suis une inconditionnelle de &quot;zoolander&quot;,que je trouve drollissime à chaque seconde à pleurer de rire en permanence.Alors évidemment la barre était haute,alors évidemment j'ai moins aimé &quot;tonnerre sous les tropiques&quot;,j'ai trouvé que Ben,cinéaste, avait une baisse de régime,parfois d'inventivité,&amp;nbsp;et que le film tournait parfois à vide.Et le plus surprenant c'est que le film qui ne dure qu' 01h48 m'a donné l 'impression d'etre très long ou plutot d'avoir des longueurs et de ne plus finir.Comme on dit qui aime bien chatie bien!Et comme pour moi Ben Stiller est un grand...!Reste tout de meme toutes les qualités du film qui font qu'il faut évidemment&amp;nbsp;aller le voir et ces qualités sont nombreuses.En tete les acteurs Ben Stiller évidemment mais pas seulement:l'irrésistible matthew mcConaughey(qui ne tourne pas assez à mon avis et pas dans les roles qu'il mérite),Robert Downey jr qui fait là une prestation hillarante et surtout ,surtout,Tom Cruise qui est halucinant et à qui l'on doit les meilleures scènes du film (celles dans lesquelles il danse sont des morceaux d'anthologie).Et il y a&amp;nbsp; l'intelligence de Ben stiller qui dresse via une comédie bouffone un portrait au vitriol du cinéma américain et des studios hoolywoodiens,producteurs en tete,intelligence que l'on ressent dans tous les registres du film que ce soit dans les choix musicaux,le montage,l'écriture,la photographie...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Meme si le film n'est pas toujours au top et qu'il a des passages à vide c'est agréable de voir que le&amp;nbsp;cinéma américain est encore capable de produire ce genre de films qui s'auto parodie et se moque de lui meme.Le cinéma de Ben stiller est sain,drole et intelligent,et c'est agreéble de se dire qu'il y a encore des gens capables de cela.Quant au film meme s'il n'a rien d extraordinaire il nous permet de passer un agréable moment et de rire intelligemment alors pourquoi bouder ce charmant petit plaisir?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si vous ne l'avez encore jamais vu il faut impérativement que vous voyiez &quot;zoolander&quot;!&lt;/p&gt; 
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<title>comédies américaines à l'action écoles</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/08/07/comedies-americaines-a-l-action-ecoles1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Thu, 07 Aug 2008 22:48:02 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Et oui bande de veinards de petits parisiens (dont je suis ,ouep c'est chouette),vous avez la chance durant tout ce mois d aout de revenir à la quintessence du génie du cinéma.Loin des grands multiplexes multicartes qui nous abrutissent avec une demi-heure de pubs et bandes annonces qui prédèdent des films qui durent au minimum 02h30,entourrés de gens qui n'éteignent pas leur portable et qui mastiquent du pop corn , bienvenue dans les vieilles salles du circuit &quot;action&quot;,ici en l'occurence celui de l'action écoles.Pas de pub,pas de saloperies qui goinfrent et font grossir,pas de distributeur,juste une ouvreuse et un film d'une heure trente qui débute séance tenante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'action écoles a eu l'idée géniale de nous présenter ,pour nous rappeler ce que c'est tout de meme que le cinéma,une rétrospective de comédies américaines ,des fleurons,des incontournables,des monuments.Et devant chaque film on a de cesse de s'émerveiller tellement on avait oublié que c'était ca le cinéma:des scénarios carrés,des dialogues ciselés,des réparties qui virevoltent et qui font mouche,des acteurs survoletés qui s'amusent et qui donnent sens au texte,qui comprennent ce qu'ils jouent!Pas de psychologisme ou de pseudo intériorité,pas d'acteurs médiocres à la monica belluci qui dans ses interviews déclare qu'etre acteur c'est prendre des risques et se mettre en danger (quand on voit le degré zéro de son jeu on ne s'inquiète pas trop pour elle:elle ne connaitra jamais le danger!),là pas d'acteurs qui ont besoin de plusieurs jours de préparation pour &quot;s'imprégner&quot; du personnage.Ici pas de personnages,juste des acteurs qui jouent.Et de voir ces films vifs,droles,spirituels,on se dit que c'est ca le cinéma : des scénarios intelligents,des dialogues vifs sans temps mort,peu d'acteurs,peu de décors,pas d'effet,et un génial chef d'orchestre qui tient la baguette.Et une histoire,une vraie apparemment légère mais qui parle de sujets rarement innocents notamment la place de la femme dans la société américaine.Et c'est incroyables de voir la modernité de ces films:la femme existe à part entière,elle y est indépendante,elle travaille,elle a de la répartie,elle fait mouche,elle y est élégante et spohistiquée,elle sait etre drole.Et surtout elle tient le premier role au coté de l'acteur américain.Quant on voit les portraits féminins qui nous présentés dans le cinéma américain actuel on est consterné de voir à quel point la position de la femme est rétrograde et artificielle.Elle n 'est plus qu'un second role falot généralement alibi sexuel siliconé qui sert surtout à agrémenter l'affiche d'un air niais dans une tenue très moulante et décolletée.La force de ce cinéma américain des années 40 c'est justement l'existence des personnages,aucun n'est là pour etre pretxte à;les personnages sont peu nombreux mais tous co existent équitablement,la femme au meme titre que l'homme et souvent meme elle tient le haut du pavé et vole la vedette à son alter égo.C'est alors la révolution des actrices fortes qui tiennent le haut du pavé et de l'affiche,des actrices de talent:Rosalind Russel,Paulette Goddard,Shirley Mac Laine,Katherine Hepburn,Claude Colbert,Mary Astor,Ann Sheridan,Ginger Rogers,Audrey Hepburn.Et pour ne pas que ces messieurs restent en reste et pour continuer à mettre l'eau à la bouche voici ceux à qui ces dames donnent (ou volent) la réplique:Cary Grant,Jack Lemmon,Spencer Tracy,Tony Curtis,James Stewart,Charles Laughton.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pour finir en beauté ils faut enfin rendre un vibrant hommage à tous ces chefs d'orchestre,géniaux,qui ont su diriger ces symphonies héroiques d'une main de maitre et qui chaque soir du mois d'aout réfraichissent à jamais nos soirées caniculaires:Howard Hawks,Ernst Lubitsch,George Cukor,Frank Capra,Billy wilder,Preston Sturges,Leo McCarey,Vincente Minelli.C 'est à dire des géants parmi les géants.Et oui! ca fait rever.&lt;/p&gt; 
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<guid isPermaLink="true">http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/08/04/le-dossier-51-ou-de-l-utilisation-de-la-photographie-au-cin.html</guid>
<title>&quot;le dossier 51&quot;ou de l'utilisation de la photographie au cinéma,part 4</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/08/04/le-dossier-51-ou-de-l-utilisation-de-la-photographie-au-cin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 22:50:00 +0200</pubDate>
<description>
La parole fonctionne par rapport à la photographie en contrepoint.Lorsqu'il s'agit des témoignages de l'entourage d'Auphal filmés par une caméra,l'image et la parole expriment la meme chose.Tandis que dans le cas d'une photographie la parole n 'est jamais son double,son synonime.Le son ne vient jamais dire la meme chsoe que la photo.Ils sont sans cesse en dissonance sauf à la fin ou la parole rejoint le signifié des photos et alors ce sera la dernière fois que nous verrons à l'écran une photo ,jusqu' à la fin le film n'utilisera plus dès lors que des procédés purement cinématographiques.La parole et la photo ne sront qu'une seule fois à l'unisson et ce sera pour sonner le glas,la mort,la faille que le verbe cherchait et que la photographie trahissait malgré elle.Peut etre (en interprétant abusivement)pourrait-on y voir de la part de Deville une réflexion sur qu'est ce que le cinéma.Peut-etre que l'image d'un coté et que le son de l'autre sont incomplets séparément;et qu'il faut les associer comme on le fait au cinéma pour que leur signification prenne tout leur sens.C'est après que la photo et que le son tiennent le meme langage que la personnalité d'Auphal,après que tout soit dit.Et dès lors que nous avons accès à sa véritable identité il ne nous est plus montré par le truchement des photos ou de dos ou de loin au contraire il nous devient proche,accessible,compréhensible,humain,il est filmé de face et en couleur.Ce n'est plus la caméra amateur des agents mais celle de Deville qui nous le dépeint.Il devient donc défini par des moyens purement cinématographiques ,Deville semble se méfier du discours que l'on peut porter sur les oeuvres cinématographiques,il semble préférer leur lecture immédiate avec toutes les zones d'ombres qu'elle peut comporter.Il semblerait que la facon la moins froide et la plus directe d'atteindre d'atteindre l'humain soit la caméra.En effet toutes les dernières scènes sont filmées et la mort d'Auphal ,son suicide,nous parait alors encore plus atroce que si on l'avait vu à travers des photos.Si on avait assisté à la mort d'Auphal par le biais des photos le point de vue adopté aurait été celui des agents (puisque ce sont les agents qui nous ont monté Auphal au travers des photos et non pas Deville-bien qu'évidemment ce soit lui qui manipule tout-qui lui montre le travail des agents-il nous manipule doublement,mais n'est ce pas l'essence meme du cinéma?),donc aurait été fait d'un point de vue glacant qui certes aurait été bouleversant mais qui resterait tout de meme inhumain puisque vu du coté service secret.Deville opte pour l'autre solution:c'est par sa caméra qu'on assiste à la mort d'Auphal donc c'est un regard humain qui est enfin porté sur cet homme.Et le spectateur devient témoin attristé de cette mort effroyable.A la fin du film Deville filmera l'immeuble des agents et leurs bureaux en plans fixes comme s'il s'agissait de photos puis les personnages de mettront à bouger probablement pour oeuvrer à une nouvelle enquete,the game is over,try again.&lt;br /&gt; 
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<title>la restauration de la couleur dans &quot;un roi sans divertissement&quot;, fin</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/08/02/la-restauration-de-la-couleur-dans-un-roi-sans-divertissemen.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Sat, 02 Aug 2008 16:15:18 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Giono utilise dans &quot;un roi sans divertissement&quot; la couleur de facon très originale pour l'époque.Les couleurs dominantes sont le rouge (du sang) et le blanc (de la neige).Le reste est gris.C'est en quelque sorte un film noir et blanc tourné en couleur.C'est dire à quel point la présence,rare,de la couleur peut etre importante.Chaque touche a une fonction dramatique ,chaque touche &quot;joue&quot; au meme titre que les comédiens.Ainsi pour Giono :&quot;la couleur rouge sur le blanc c'est le tragique de la vie&quot;.Le blanc témoigne de l'ennui des hommes et le rouge du divertissement qu'il apporte.Le rouge délivre les esprits prisonniers de cet ennui.Dans ce film la couleur tient un role dramatique et son absence est signifiante.Comme le dit Francois Leterrier :&quot;ce film n'était pas concevable en noir et blanc&quot;.Jacques Meny ,le grand spécialiste de Giono en France,nous renseigne quant à l'importance de la couleur dans ce film:&quot;cette opposition entre le rouge du sang et le blanc de la neige va diriger le travail de Giono dans son adaptation pour l'écran et devenir l'axe à la fois dramatique et esthétique du film&quot;.L'importance de la couleur pour Giono est capitale:&quot;mon film est autre chose que le livre.Une seule chose m'interessait:le problème de la couleur.Au cinéma elle est toujours fausse.Cette fois ci tout a été fait sur mes indications.On tournait dans la neige vierge,profonde de cinq à six mètres.Je me fou que l'arbre soit vert mais le sang sur la neige doit etre rouge.Tout mon film est batti la dessus:une couleur qui ne soit pas gratuite&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Giono considère que &quot;c'est seulement dans le cas ou elle a un role dramatique à jouer que la couleur au cinéma a sa raison d'etre&quot;.Ainsi les couleurs du film témoignent du drame intérieur vécu par les personnages et surtout par Langlois.Le rouge dans ce film est la seule issue&amp;nbsp; que l'homme ait trouvée pour cesser de s'ennuyer:la mort.Le parcours de la couleur conduit irrémédiablement au rouge ,la dernière image se teinte de rouge ,c'est le rouge final:Langlois est mort.La fonction&amp;nbsp; de cette couleur rompt avec la monotonie du gris de la vie.Ainsi lorsque le petit groom arrive au village vetu d'une cape rouge il est de suite entourré par les habitants tous de gris vetus.Le rouge c'est le divertissement.Le rouge sur le blanc c est la mort.Giono voulait que les couleurs jouent une fonction dramatiqu.Il écrit à ce sujet,lorsque Jean Badal lui montre les premiers rushes :&quot;les couleurs sont belles et je ne les veux pas belles.Je les veux dramatiques.J'entends qu'elles jouent leur role&quot;.Nous voyons bien ici qu'elle pouvait etre l'importance cruciale du sens de la couleur dans ce film puisqu'elle exprimait visuellement les sentiments.Nous pouvons donc comprendre à quel point le virage au rose des copies eastmancolor était catastrophqie,le film perdant alors tout son sens.Et à quel point la restauration de la couleur peut parfois redonner tout son sens à une oeuvre.&lt;/p&gt; 
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<title>rétrospective Douglas Sirk</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/08/01/retrospective-douglas-sirk.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Fri, 01 Aug 2008 20:22:27 +0200</pubDate>
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En ces mois de juillet et d'aout caniculaires et poisseux la filmothèque (Paris V) et le Mac Mahon (Paris XVII) ont l'intelligence, pour nous attirer dans leurs salles fraiches et douces,d'oser une rétrospective Douglas Sirk à travers trois de ses films:&quot;écrit sur du vent&quot;,&quot;la ronde de l'aube&quot; et &quot;mirage de la vie&quot;.Si j'emploi le terme oser c'est que Douglas Sirk est à lui seule une gageure.Douglas Sirk c'est le cinéaste de l'improbable,du mélodrame,des scénarios abracadabrants,des acteurs de seconde zone qui interpètent toujours des personnages alcooliques avec des tronches de pochtrons,c'est le cinéaste du mauvais gout,du kitsh;du mélodrame...de tout ce qu'on pourrait à priori détester mais là ou Sirk est&amp;nbsp; fort,très fort ,c'est qu'il a su (et il fut bien le seul en ce registre ,personne ne l a jamais inégalé) élever ces mélodrames indigestes sur le papier en une ouevre culte et unique.Le nom meme de Sirk incarne à lui seul la quintescence du mélodrame cinématographique et la preuve irréfutable de son génie.Quel autre cinéaste aurait pu etre aussi génial?Aucun.Pas un seul n'a pu l'égaler.Sirk c'est cette alchimie incroyable de sujets improbables,de couleurs criardes,d'acteurs sans grand talent,de verres de bourbons qu'on boit plus rapidement encore qu'un verre d'eau,de torrents de larmes...qui élèvent ce genre cinématographique au rang de monuments.Il est le seul a avoir su faire jaillir de tout ce bourbier des diaments brust,car aussi paradoxale que cela puisse paraitre les films de Sirk sont magnifiques,incontournables,légendaires.Comment autant de mauvais ingrédients mixés par ses soins peuvent devenir aussi incontournables et légendaires?Grace au talent. Car si Sirk est le maitre incontesté&amp;nbsp; du mélodrame c'est que son génie à su inventer un univers unique ,un vrai cinéma d'auteur très personnel et inimitable.Sirk est merveilleux et unique.Pour vous en convaincre courrez voir ces trois films de destins ratés ou des etres insatisfaits,malheureux qui tentent d'oublier leur vie dans l alcool mais qui se font toujours rattrapés par cette derniere,s'étiolent à petit feu dans les brulures de la vie et s'auto détruisent pour essayer de ne pas mourrir.Si vous ne devez n'en voir qu'un choisissez &quot;mirage de la vie &quot; oeuvre bouleversante d'une modernité intemporelle.Sirk n'etait pas que le maitre du mélodrame il était un des maitres du cinéma,tout court.&lt;br /&gt; 
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<title>Robert Bresson</title>
<link>http://oupscat.hautetfort.com/archive/2008/07/13/robert-bresson-part-2.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>cinema</category>
<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 20:21:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Les deux clés de voute essentiels du cinématographe sont l'image -ou plutot les rapports d'images-et le modèle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bresson emploi un objectif de 50 mm qui fait peu cinéma mais qui respecte le plus la vision de l'oeil.Il n'aime pas les travellings et les panoramiques qui ne correspondent pas aux mouvements de l'oeil.Pour Bresson un film s'élabore donc sur des rapports d'images .Un plan n 'est rien en soi.Iln 'existe que par rapport aux autres,ceux qui pécèdent et ceux qui suivent.Les images n' ont de pouvoir et de réalité que par leur position ,chacune agissant sur les autres,d'ou la nécessité pour toutes de &quot;demeurer non dramatiques et non signifiantes.En effet,si une image regardée à part exprime nettement quelque chose,si elle comporte une interprétation elle ne se transformera pas au contact d'autres images.Elle est donc définie et inutilisable dans le système du cinématographe&quot;.Chez Bresson une image n'acquiert sa signifiacation que grace à son contact d'avec les autres.Elles doit etre en elle meme non signifiante.La meme image placéé dans un autre endroit du film ne signifiera pas la meme chose.Ainsi l'émotion ne naitra pas d'un quelconque psychologisme que Bresson réprouve ni d'une quelconque facondeou mimique d'acteurs mais elle jailliera de l'union intime des images.L'image doit avant tout avoir valeur d'échange et pour rendre possible cet échange il est nécesaire que les images aient ensemble quelque chose de commun.Une communion d'ame en quelque sorte.Et ce point commun est ce que Bresson a appelé ses modèles ,c'est à dire ses interprètes.Ce sont tous des non professionels auxquels ils faisaient signer dans leur contrat une clause d'exclusivité.Ils devaient s'engager à ne tourner qu'une seule et unique fois:avec Robert Bresson et ne plus jamais rejouer avec qui que ce soit d'autre.Il fallait que leur apport soit unique.Bresson les fait parler sur un ton aplani sans aucune préparation de role sans aucun psychologisme parce que,comme l'écrira Michel Estève:&quot;pour que l'homme transparaisse dans son authenticité meme il impote de tuer en lui l'acteur&quot;.Bresson est contre l'emploi d'acteurs professionnels parce qu'il pense qu'on ne peut pas croire en eux dans deux films différents on rejoint là la clause d'unicité dont je vous parlais un modele pour etre crédible ne doit jouer qu'une fois.S'il se donne dans un autre film il devient alors un acteur et fait perdre sa crédibilité au film qu'il a précédemment tourner.&quot;L'acteur opère une projection.C'est cela son mouvement,il se projète au dehors alors que votre personnage non acteur doit etre absolument fermé. Nous sommes extrèmement complexes et ce que projette l'acteur n'est pas complexe&quot;.Bresson pense qu'au lieu de donner la chose exacte l'acteur plaque son émotion dessus pour imposer au public sa manière de réagir.Or il faut que l'émotionsoit ressentie directement par le spectateur elle doit etre immédiate et non pas jouéé,fabriquéé,par le comédien qui mime l'émotion,qui la joue.Le modèle devra etre vierge de toute interprétation psychologique.Il ne doit pas imposer sa vision des choses pour l'expression de tel ou tel sentiment.Ce doit etre au spectateur par le truchement des associations d'images de réagir selon sa propre personnalité.L'acteur impose une interprétation unique,simple et caricaturale alors qu'il y a plusieurs spectateurs et que chacun d'entre eux réagit d'une différente et complexe.Le modèle doit surtout ne jamais interpréter ,ne jamais jouer quoi que ce soit,,pour ce faire Bresson leur fait dire les phrases le plus mécaniqueùent possible:&quot;les 9/10 ième de nos mouvements obéissent à l'habitude et à l'automatisme.Il est anti nature de les subordonner à la volonté et à la pensée&quot;.Il convient au contraire pour Bresson de retrouver l'automatisme de la vie réelle.Il ne demande pas aux modèles de jouer un texte,meme pas de le vivre,il ne s'agit meme pas de jouer simple ou intérieur mais de ne pas jouer du tout.Le modèle doit seulement dire son texte ainsi il n'interprète aucune émotion,ne traduit aucune situation psychologique.Bresson ne veut pas de mécanique intellectuelle ou cérébrale mais juste une mécanique ;la voix de ses modèles doit partir de syllabes égales ainsi elles prendront les inflexions propres à leur propre vie.Afin d'éviter toute interprétation Bresson demande à ses modèles de se parler comme s'ils se parlent à eux memes.De faire un monologue à la place d'un dialogue.Le ton aplani sur lequel sont dites les répliques est encore accentué par l'immobilité des visages que conserve l'émotion interne.Cette qualité tres particulière est obtenue par une postsynchronisation peu banale.Habituellement l'acteur qui fait la post synchro la fait face au film,en regardant son image sur l'écran.Le modèle bressonnien ne voit pas le film.Plongé dans l'obscurité il entent au casque les quelques mots prononcés par Bresson et il doit retrouver -en recommancant 20 à 30 fois-l'intonation et le rythme du tournage au lieu de cadrer avec un eimage pré existante qu'il verrait et tenterait donc d'utiliser.Michel Estève a eu une très belle phrase pour définir le travail du cinéaste sur son modèle:&quot;Bresson cherche l'etre au delà de l'interprète affirmant ainsi la primauté de l 'etre humain&quot;.&lt;/p&gt; 
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