03.02.2009
frozen river
Voici le premier d'une longue liste de films à venir en 2009 sur l'exil,l'émigration,l'espoir d'un monde meilleur.Apparemment cette année va etre prolixe en ce types de sujets d'actualité ou de circonstances.
Deux femmes.L'une ,américaine ,blanche,vit dans un mobil-home et élève seule ses deux fils,son mari vient de quitter le domicile conjugal avec l'argent du couple et celui du loyer.L'autre ,indienne, vit dans une caravane plantée dans une reserve.Veuve ,son bébé lui a été retiré à sa naissance car on la communauté indienne la tient pour responsable de la mort de son mari.Deux destins que le hasard fait se rencontrer.Leur point commun: la misère,la détresse,la douleur.
L'une est passeuse,l'autre a besoin d'argent pour ne pas qu'on la saisisse et qu'on l'expulse.L'indienne n'a pas de voiture et est connue des services de police.L'américaine a une voiture avec un gros coffre et de par sa couleur de peau ne se fait pas controler.Elles décident de s'associer le temps de quelques passages.
Un lieu:la frontière franco-canadienne,un petit bled,des caravannes,une réserve indienne et un lac gelé qui sépare les deux états et sur lequel la voiture doit transporter les clandestins.
Deux femmes,un lieu, pour une histoire commune celle du desespoir et de ses séquelles.
Le desespoir des clandestins qui fuient la misère de leur pays qu'ils soient chinois ou pakistanais.Le desespoir des humains devant la pauvreté la misère qu'elle soit financière,morale ou intellectuelle.Le desespoir de ces deux femmes que tout accule et que l'on spolie de tout:de leur intégrité de leur humanité de leur féminité.Deux femmes qui vont se rencontrer pour se révéler et assumer.
Le sujet est beau et les deux portraits de femmes émouvants.Le traitement est original et politique et rappelle le sublime "lone star" de john sayles.Rares sont les films politiques qui traitent des minorités ethniques américaines.Ce film fait aussi penser aux romans de Jim Harrison.
Le sujet est touchant et traité de manière interessante cependant il est trop maniéré trop appuyé trop larmoyant ce qui fait qu'à force il lasse et on s'en éloigne malgré nous.Ce film joue trop sur la fibre sensible et le larmoyement à en devenir pour moi trop dégoulinant de bons sentiments.
A la base donc un bon film mais qui reste trop sur l'émotion et l'émotivité et qui ne touche in fine en rien le spectateur en profondeur et qui finit par cette superficialité par nous rendre extérieur.Après que la lumière soit revenue le sentiment d'avoir été un peu bernée par l'émotivité et la facilité et au résultat un film que l'on oublie malgré ses qualités que l'on occulte.
23:52 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courtney hunt, melissa leo, misty upham



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