24.01.2009
musée haut,musée bas
Un musée:des expositions permanentes,des expositions temporaires.
Un public:des habitués de l'art , des occasionnels.
Jean-Michel Ribes:de "merci Bernard" et "palace" au théatre du rond point.
Entre temps:Gérard Garouste,Roland Topor,Fernando Arrabal,Andréa Ferréol,Francois Rollin,Gébé,Copi,Albert Dupontel,Jean Yanne croisent sa route.
On pensait qu'avec de tels amis on assisterait à un film pertinent et intelligent.
Sur Paris première,dans l'émission "ca balance à Paris", il y a quelques mois,je me souviens d'une unanimité positive et bienveillante autour de ce film et d'une chroniqueuse qui n'avait pas aimé et du débat houleux qui du coup en avait découlé.Je me souviens de Ribes qui était invité sur le plateau et qui avait pris la chroniqueuse esseulée en photo en lui disant d'une manière méprisante:"je vous prends en photo car je prends en photo tous les gens qui n'ont pas aimé mon film tellement ces spécimens sont rares".
Prononcer une telle phrase faisait pitié parce que c'est franchement minable.S'il le souhaite Ribes peut venir me prendre de toute urgence en photo comme tout spécimen de zoo ainsi qu'il peut prendre en photo les amis avec lesquels je suis allée au cinéma parce que nous avons tous détesté.
La chroniqueuse de Paris Première n'avait pas aimé le film parce qu'elle le trouvait méprisant avec les petites gens et les gens qui ne s'y connaissent pas en art.
Je ne trouve pas ce film méprisant,je le trouve tout simplement nul comme rarement j'ai trouvé un film nul.C'est un enchainement de saynètes mettant en scène tous les amis artistes ou comédiens de Ribes.Chacun campant le personnage que l'on connait habituellement ce qui fait qu'ils sont très caricaturaux (Robin faisant du Robin... etc),que les enchaienements passent très mal et que tous tiennent un propos creux,vide qui s'étire et qui nous emmerde sans fin.Ribes a eu envie de filmer ses potes mais chacun nous fait chier,on regarde défiler péniblement tous ces bouts qui ne forment pas un tout.Ca ne dure qu'une heure trente mais on a l'impression que c'est sans fin.Les acteurs font leur show visible ,sans délicatesse,en parlant fort et en jouant èxagérément sauf que là on n'est pas au théatre.
Le texte est nul.Il n'y a rien d'interessant.Tout est vieux et redit.Rien n'est pertinent ni drole.Ca en devient triste tellement c'est creux et ennuyeux.
Il reste néanmoins deux et seulement deux choses qui ont su me touche:
La première:le passage dans lequel le public devient lui meme une oeuvre d'art qui montre toute la supercherie et l'intelligence d'une certaine forme d' art contemporian : après tout pourquoi ne pas etre soi meme une oeuvre d'art , :j'ai trouvé ce passage pertinent:qu 'est ce qui fait l'art la création ou le fait d'etre entreposé dans un musée:on rejoint là la réflexion de Marcel Duchamps et son urinoir qui placé dans un musée deviennt une oeuvre d'art.Le propros du coup est certes concernant et source de questionnement mais déjà bien daté ,donc rien de neuf sous cette étoile.
La seconde: les instants ou l'on voit Philippe Khorsand,maigre, affaibli,méconnaissable,malade,avant qu'il ne soit trop tard.Et la tristesse qui en découle.Salut Philippe,salut l'Artiste.
A part ca,le film est une merde sans nom.
01:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel ribes, michel blanc, pierre arditi, isabelle carré, josiane balasko, andrédussolier



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