17.12.2008

On the Town au théatre du Chatelet

Gabey,Chip et Ozzie,trois marins fraichement débarqués à New york , ont 24 heures pour découvrir cette ville et l'amour...et ce avant d'avoir à embarquer vers une nouvelle escale.

"On the town" est à la base une comédie musicale créée par Jerome Robbins et Leonard Berstein (les futurs maitres de "west side story"),écrite par Adolph Green,et mise en scène au cinéma en 1949 par Stanley Donen et Gene Kelly - avec dans les deux roles titres Gene Kelly et Frank Sinatra.

Robbins,Berstein,Green,Kelly,Donen,Sinatra... que du lourd qui fiche une sacée chappe de plomb sur les épaules et auquel on se doit d 'etre à la hauteur.C 'est ce à quoi Jude Kelly s'est essayée.

Parfois elle  y arrive...  parfois non.Il faut dire que c'est malheureusement un challenge très dur,voire impossible  à tenir.Le film fourmille,grouille , s'éparpille un peu trop.Les chorégraphies ou les personnages sont en nombre restraint sont fort reussies,virevoltantes,entrainantes,elles swinguent et nous emportent.Celles ou le corps de ballet est au complet,comme par exemple dans les scènes de cabarets,sont beaucoup moins réussies,voire parfois carrément mauvaises et insuportables.Trop de monde,de mouvements,de décors étouffent cette salle qui n'est pas à dimension variable.Elle tolère mieux les parties ou les corps sont ramassés les uns sur les autres et ou l'espace respire comme par exemple celles à chaque fois irrésistibles du métro.

Jude kelly veut tout mettre dans son spectacle mais le cinéma a une maléabilité,une mobilité que le théatre n'a malheureusement pas.Ce qui semblait aéré et en toute légèreté dans le film de 1949 semble ici par trop souvent étouffé,écrasé et opressant.Moins de figurants et de décors aurait été bienheureux.Car outre une troupe trop touffue qui se gène sur la scène, l'autre problème qui m'a dérangée est le nombre imposant des décors et leur lourdeur.L'idée de représenter le métro uniquement par une barre horizontale et le mouvement des acteurs est une idée formidable,pourquoi n'en n'a t'il pas été ainsi des autres lieux.Pourquoi en mettre autant et n 'avoir de cesse de les changer.C'est lourd et inutile,que ce soit les appartements,les cabarets,la plage,les facades des batiments.Pourquoi ne pas synthétiser les lieux par des jeux de lumièes et le minimum d'accessoires??Trop d'acteurs dans trop de décors plombent malheureusement la légèreté de cette comédie pétillante.

Et puis malheureusement ne sont pas Kelly et Sinatra qui veulent!

Mais il y a ,et heureusement, tout le reste : à commencer par la musique,géniale,de Berstein.Les escaliers métaliques qui décrivent les facades d'immeubles,ils sont certes par trop nombreux et récurrents mais ils sont tellement représentatifs de New-York et de Robbins.Il y a tout le talent des musicals de ces années là,leur brio,leur légèreté,leur gaité,ces pas de danse qui éfleurent,ces corps qui volent,cette joie qui nous emporte.Et pui deux comédiens fabuleux qui m'ont absolument enthousiasmée:celui qui fait le juge Pitkin ("i understand")qui a un role drolatique et une voix scotchante et surtout la conductrice de taxi qui a un jeu,une interprétation,un pas de danse,une présence et une voix...qui m'ont laissée ....sans voix.Je ne sais comment s'appelle cette comédienne mais dieu qu'elle est extraordinaire et subjugante.

On sent que Jude Kelly a essayé de mettre le maximum de choses dans sa mise en scène,qu'elle a essayé de donner le maximum,le maximum  d'acteurs,de décors,de show,de danse en oubliant qu'une scène de théatre est limitée.Peut etre est ce un spectacle qui a été crée sur une scène beaucoup plus grande et destiné à tourner sur des scènes de tailles variables et ... que la scène du théatre du Chatelet n'était pas adaptée,que ce fut là un mauvais choix de lieu de représentation.

Autre chose qui m'a génée fut les saluts de la fin.Le spectacle finit les premiers applaudissements fusent,le rideau tombe.Les applaudissements continuent la troupe re-apparait pour un premier et ... dernier "rappel".En effet dès les seconds applaudissements la lumière s'est faite au théatre du chatelet ce qui a congédié ,de fait, la troupe et le public.Il n'était pourtant que 23 heures!!Certes il y devait y avoir après énormément de taf pour le staf technique vu les moyens mis en oeuvre:costumes,décors,lumières...mais je pense que la moindre des choses auraient été de laisser dire merci aux comédiens et à tous ceux qui les entourraient.Le théatre du Chatelet a fait là montre d'un manque de classe incroyable.Le prix des places qu'il affiche est déja assez hallucinant comme cela pour laisser l'art s'exprimer pleinement et le public savourer gaiement.

Bref au final un spectacle très cher dans un théatre, pour l'occasion , riquiqui et peu respectueux de son public et de sa troupe.Un show qui aurait ,j'en suis sure , trouvé une plus belle expression dans un autre lieu.On sent qu'il manque de respiration,d'espace,d'épanouissement.Cette pièce qui est une ode à l'amour,à la ville,à la joie,à la légèreté,à la fluidité,se retrouve enchevétré dans un espace restraint qui le confine à un spectacle bien fait,lisse,travaillé,honnete,propre,livré dans son bel empaquetage:emballé c 'est pesé.On livre le produit fini et on s'eclipse.Comme si'l manquait un supplément d'ame.Mais bon ne soyons pas trop dure et ne taisons pas notre plaisir d'avoir assisté à ce spectacle qui a ce mérite immense:faire écouter du Berstein,voir danser du Robbins et remettre au gout du jour une comédie musicale magnifique et trépidente malheureusement bien trop peu connue dans l'exagone.Et que ca swingue!!

15.12.2008

hunger

Ulster.1981.Des membres de l'IRA sont incarcérés à la prison de Maze.Ils entament le celèbre combat:"blanket and no -wash protest".Parmi eux Bobby Sands , figure de proue de l'armée républicaine irlandaise.Il décide d'entamer  une greve de la faim dans le but de voir  ses compatriotes  reconnus prisonniers politiques afin que leur statut ne relève plus de celui du droit commun.

Le sujet ne me plaisait a priori pas (le fanatisme religieux m'a toujours été obscur,étranger et antipathique)mais je faisais confiance à la mise en scène.Peu importe en fait le sujet ce qui compte c'est la facon dont on raconte,dont on montre.Donc c 'est pleine de bonne volonté et d'espoir que je me suis intallée dans le fauteuil garni de velours rouge.Et las,j'ai du déchanter ... très rapidement.

Déjà le sujet m'a mise d'emblée hors de la route,m'a ejectée hors de l'histoire.Je pensais que la mise en scène m'y aurait pourtant interessée.Mais elle est tellement grossière,poussive et outrecuidante que loin de servir le film elle finit par totalement le plomber.Tout y est lourdement appuyé,articulé par le biais d'énormes ficelles.Le son en rajoute à l'image.Notamment dans la scène ou les prisonniers sont tabassés par les flics dans le couloir de la prison jusqu'à ce que l'un d'eux tombe inanimé.Il aurait été beaucoup plus ingénieux lors du tabassage qu'au moment ou le prisonnier perd conscience le son disparaisse et que le silence s'impose.Cela aurait été beaucoup plus parlant que le prisonnier s'effondre et qu'il n'y ait plus que les gestes qui s'actionnent dans le silence le plus total,cela aurait en un seul instant défini le chaos qui s'installe autour de lui.Alors que là les cris ne font qu'alourdir la scène ,ne sont que redite,n'apportent rien de plus et desservent bien au contraire le film.Et il en va malheureusement ainsi durant les 01h50 que dure cette fiction.On a l'impression d'assister à une lecon de choses.Le film n'a de cesse de nous anoner les memes choses mais de manières différentes au cas ou...Et le tout donne un objet lourd,laborieux,indigeste qui confine à l'épuisement.Tout ce qui aurait pu etre fort a été anihilé par une mise en scène insupportable.Le très beau Michael Fassbender(ce qu'il est beau,my god!) fait ce qu'il peut... et il ne peut malheureusement pas grand chose.Meme sa maigreur est loupée.Certes on ne lui demandait pas de perdre 30 kgs( comme l'inconscient Christian Bale l'a fait pour "the machinist") mais on sent là que sa maigreur est vraiment artificielle,notamment dans la scène ou il est allongé dans l'infirmerie de la prison et ou on le voit gonfler ses cotes au maximum pour donner le change.Et c'est bien là tout le souci du film:tout y est artificiel,surjoué,plaqué,démontré,rien ne semble venir de l'intérieur,des tripes,du coup cette histoire qui aurait du nous parler,nous émouvoir,ou du moins nous toucher nous laisse totalement froid et extérieur,voire parfois énervé d'assister à tant de maladresses,de lourdeurs,de cacaphonie et souvent d'ennuis

14.12.2008

two lovers

Je n'aime pas le cinéma de James Gray.Je n'ai jamais aimé un seul de ses films.Je n'aime pas ce genre de films très académiques à la Clint Eastwood.Je savais donc ce que j'allais voir en m'installant au cinéma et ca s'est malheureusement confirmé.Je comprends qu'il y ait des adeptes pour ce genre de films , ce n'est pas mon style.Par contre pour faire une sièste c'est idéal et on a la chance quand on se reveille,et ce quelque soit le moment, de n'avoir rien perdu de l histoire!

Un homme est partagé entre deux femmes:une qui l'aime et que ses parents veulent la voir épouser,et celle que lui aime et qui évidemment aime un autre homme qui la rend malheureuse.Bien sur!Une trame méga classique (on aime toujours ceux qui ne nous aiment pas;peut etre est ce pour ca qu'on les aime:parce qu'ils sont inaccessibles!) déployée dans un scénario on ne peut plus académique et couronné d'une fin cousue de fil blanc.

Bref pour moi tout y fut d'un ennui sans borne et doté d' un  manque d'inventivité total.Le genre de films qui semble etre fait par un patriarche qui a tout vu ,tout fait,par un routard de la pellicule,un honnete artisan qui ,fièr de lui, pense qu'il n'a plus rien à prouver et qui ...ne prouve et ne montre rien.Meme pas une once de sentiments enfouis et cachés qu'ils sont sous les fioritures de l'académisme et les chappes de plomb du discours moralisateur,du propos triste et de la mise en scène meringuée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10.12.2008

Rumba

C'est étonnant parce que pendant tout le film je me disais "ce n'est pas possible ,ce film ne peut pas etre un film francais ca doit etre un film belge"...et il s'avère ,générique lu ,que c'est un film... belge.Ce n'est pas tant que j'ai une mauvaise image du cinéma francais (quoi que...mais heureusement il y a toujours des exceptions!)mais disons que j'ai une très bonne image du cinéma belge et de la Belgique en générale.J'adore la Belgique.Ce petit grain d'étrangeté,de folie et ce très naturellement ne pouvait etre que .... belge.

Deux instituteurs passionnés de danse latine vont de galas en galas et enchainent les victoires,collectionnant les trophées;jusqu'à ce qu'un jour ils aient un accident de voiture (à voir absolument les circonstances de l'accident)...et là tout bascule.

Je ne raconterai pas l'histoire pas si essentielle que ca,ce qu'il  faut vous dire c'est la facon unique dont les trois compères ont de la raconter.

C'est un film unique que l'on ne peut ni décrire ni raconter.C'est poétique,onirique,totalement décalé,étrange et totalement original.C'est un film muet parlant,burlesque et tendre comme peut l'etre un Buster Keaton.C'est un film qui m'a fraichement et agréablement surprise.Il est étonant et jamais là ou on l'attend.Moi qui suis fan de danse contemporaine ce film ne pouvait que me convaincre.

Car l'acteur de ce film est effectivement le corps.Il parle,exprime.Robert Bresson avait pour principe de dire que la parole devait exister uniquement lorsque le silence avait fini de tout dire.Riches de ce principe nos trois compères parlent très peu ,presque pas.Le corps exprime tout dans une originalité et beauté rares.C'est un film simple et poétique sur l'alchimie des corps,sur l'amour des corps,et sur l'amour tout court,sur comment entrenir eternellement la flamme et sa magie;c'est en quelque sorte un poème dadaiste sur l'amour fou forcément irréel et imaginaire.

Rumba est un petit film précieux passé totalement inapercu et c est bien dommage, qu'il faut absolument aller voir.Quand on voit qu 'un film comme "bienvenue chez les chtits" fait des millons d'entrées et que "Rumba" passe totalement inapercu on se pose des questions..auxquelles on n'a pas vraiment envie d'avoir les réponses.

frangins malgré eux

Chose promise chose due.

Voici maintenant un petit billet sur "frangins malgré eux",une des dernières productions Appatow réalisée par Adam McKay.Encore plus agréable que "délire express".

Une divorcée et un veuf décident de se marier.Ils sont riches ,talentueux,ont une belle réussite professionnelle,habitent dans une grande baraque...le seul hic : ils sont chacun flanqués d'un fils quarantenaire gras bedonnant fainéant gamin et viscéralement chomeur.Après le mariage les tourtereaux décident de faire habitat commun:les deux fistons vont devoir alors apprendre à se connaitre,à cohabiter ensemble et à devenir amis.

Comme d'hab chez Appatow c'est drole mais sans en faire trop (ce n'est pas du gag stérile ou gras à répétition ou téléphoné),c'est fin et travaillé,c'est super bien joué.Loin des personnages beaux riches stéréotypés les héros sont des antis héros,gros, fainéants,moches,enfantins qui adorent faire les gamins et ne pas se prendre au sérieux.Enfin une saine régression.Comme d'hab chez Appatow on apprend à grandir mais pas trop,à sortir de l'adolescence mais en restant un peu attardé,à devenir adulte mais sans se prendre au sérieux et à ne jamais se départir des plus beaux préceptes que la vie est à nous offrir: l'amitié et la déconnade,le reste...Bref un film sain!

Ce film nous permet en outre:énormes cerises sur le gateau de retrouver deux acteurs épatants:Richard Jenkins (si si souvenez-vous:"six feet under",revoyez vos classiques!)  et surtout cet acteur que j'adore :John C.Reilly à mon avis un des plus grands à qui le cinéma n'a jamais offert le grand premier role qu'il méritait.Cet acteur est pour moi tout bonnement un des plus grands que le cinéma hollywoodien ait à nous proposer.

04.12.2008

Delire express

Chose qui me semble totalement surprenante:c'est que dès sa première semaine de projection ce film,dernière production de judd apatow,ne sort en notre chère capitale que dans deux salles:une salle en V.O , l'autre en V.F!!Et c'est tout,c'est tout bonnement hallucinant;il y a quelque chose qui là m'échappe!Donc si vous souhaitez voir ce film c'est cette semaine ou jamais car la semaine prochaine il risque de ne plus etre à l'affiche.Les incompréhensions de la distribution francaise!

Judd Apatow est LE producteur montant d'hollywood qui sait tout faire:réalisateur,acteur,producteur,scénariste,compositeur et qui sait fourer tous ses potes acteurs dans des comédies finement choisies(ex:"zoolander").Apatow élevé à la sauce du saturday's night fever est devenu le king incontournable de l'humour potache à la sauce ricaine.Il est le gars qui sait détecter les bonnes personnes,les personnes talentueuses,talentueux lui meme,qui a su hisser le film potache au degré supérieur.Apatow c'est l'humour bete mais jamais con.Il est le gars qui a rehaussé d'une manière fulgurante la qualité du rire et du gag américains.Les films d'Apatow rappellent parfois dans leur facon d etre délirants,décousus,faussement betes,super bien interprétés,décalés,délirants...les films des frères Coen.Bon faut pas exagérer non plus car pour moi les frères Coen sont des Dieux (si l'on excepte leur improbable nanar : "the ladykillers") mais Apatow apporte ce je ne sais quoi de jouissif et de nouveau dans le paysage humoristique du cinéma américain.Une troupe d'acteurs des fidèles toujours épatants,et un message tout con tout simple mais que l'on perd bien souvent de vue:ce qui compte dans la vie c'est de rire,d 'etre bien , de ne pas se prendre au sérieux et d'avoir des amis,des vrais.C'est simple mais c'est ca la vie.Un film Apatow c'est pas un film sur lequel y'aura à disserter ou philosoper,c'est juste un film après lequel on se sentira juste bien et c'est dèja énorme.On sort la plupart du temps tellement consternés des salles obscures!Promis bientot je vous parle de "frangins malgé eux" avec Will Ferrell et John C.Reilly.

gomorra

Je sens que je vais me faire beaucoup d' "ennemis" ce soir mais bon j'assume.

j'ai une tendance à me méfier des films primés,louangés,portés au nues,qui font la une des journaux papiers et télévisés.Je m'en méfie tellement que je mets des mois à les voir,il m'arrive bien souvent d'attendre tellement que je loupe bons nombres d'entre eux.Pour "gomorra" j ai attendu et j'ai fini par aller le voir au cinéma Panthéon.Le problème des films dont on a tant et tant entendu parler c'est qu'on en attend des choses extraordinaires;du coup logiquement, je m'attendais à voir un des meilleurs films de l'année.Alors je m'asseois dans le fauteuil de velours rouge,pas de séance,on rentre d'emblée dans le film.Et là ce furent pour moi 02h15 d'un ennui total mais à un point tel que je pense avoir piqué un roupillon d'une bonne dizaine de minutes.Oui il y a des personnages interessants comme le modiste ou l'encaisseur (d'argent),oui c'est un film travaillé,brut,direct mais ... en moi il ne s'est rien passé.Je suis restée extérieure du début à la fin.Je suis passée complètement à coté.J'ai trouvé ce film trop technique,trop film (j'aurais préféré un aspect documentaire ou un aspect  romanesque facon "traffic" de Soderbergh),trop froid,trop plaqué,trop glacial,trop appliqué.Ce film est une copie d'un bon élève mais je prefère celle sur lesquelles le stylo plume a bavé.Je n'ai en rien accroché.

Reste tout de meme et heureusement ce jeune acteur stupéfiant dont j'igonre le nom,le jeune qui reve d etre calife à la place du calife,qui porte des chemises hawaiennes à la De Niro facon "Taxi Driver" et qui à cette fois absolument incroyable et stupéfiante.Chacune de ses apparitions est un pur plaisir.Et puis il y a cette question que l'on se pose forcément:le courage de Matteo Garrone à réaliser ce film,ce geste rare de dire au delà de la crainte.Comment vit Garrone maintenant,qui peut le dire?Avec la crainte perpétuelle de se prendre un pruneau dans le buffet.

Je ne critique pas le film,je ne dis pas qu'il est mauvais,je dis que je suis totalement passée à coté,que ce n'est pas mon style de films.Mais il me faut quand meme saluer le courage de Garrone d'avoir dit de telles choses,d'avoir réalisé un tel film,de faire du cinéma une arme politique,un combat et d'etre un réalisateur pour qui l'art  n'est pas un miroir nombriliste et condescendant.Avoir le courage de réaliser un tel film est en soi meme déja une prouesse.Donc chapeau pour cet acte humain.Mais l'acte cinématographique ne m'a pas convaincue.

01.12.2008

l'art de la pensée négative

Le cinéma nordique a toujours ce je ne sais quoi ,cette touch of class qui le rend à part.Toujours des sujets ténus dans des lieux restraints qui font la part belle aux acteurs.Serait-ce parce que les nordiques ont le soleil 6 mois par an et la nuit les 6 autres mois et que cela joue sur leur affect mais leur cinéma parle bien souvent,avec un humour noir ,acerbe,de gens différents,inadaptés,frustrés,malades,handicapés...une fois n'est pas coutume.Nous assistons ici au retour à soi d'un groupes d'handicapés qui vont ,enfermés dans une maison,se dévoiler à eux memes et aux autres.Un jeu d'acteurs serrés,et peu bavard (on parle peu dans le cinéma nordique mais pour dire beaucoup) dans un lieu presqu'unique mais qui ne sonne jamais théatral ni téléphoné.Des rebondissements,légers,juste ce qu'il faut ,pas besoin d'en faire trop.On peut dire des horreurs dans le calme et l'évidence.Loin des films latins,de leurs cris,de leurs soubresauts,le film nordique est emprunt d'une certaine linéarité qui se déroule tranquillement avec certes quelques accrocs mais toujours dans la meme direction.C'est un long fleuve tranquille avec quelques barques qui s'échouent et qui dérivent.C'est un cinéma auquel on peut d'instinct faire confiance et qui ne nous décoit jamais.Il donne toujours avec générosité.Bien sur "l'art de la pensée négative" n'est en rien un grand film ou un film inoubliable ,c'est juste un petit film qui tient ses promesses justement car il n'en fait pas ,qui est simple,sincère,parfois drole,souvent intelligent et qui a comme je le disais au début ce je ne sais quoi d'évident et de différent qu'a en germe le cinéma nordique.

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