27.04.2008

crimes a oxford

j avais envie d aller voir un gentil petit polar ou il y aurait une bonne intrigue a mener,un bon petit scenario rondement ecrit,bref je voulais passer un bon moment de cinema sans pretention.Alors j ai pense a "crimes a oxford",je me souvenais du tres bon "crime parfait"qu alexa de la iglesia avait realise en 2005 et je pensais que ca allait etre une meme bonne petite surprise dans la meme veine,la meme trempe.

Las m en a pris!ce film est d un mauvais et d un pretentieux!D emblee on tente de nous faire croire qu on a affaire a oeuvre ferue lettree intelligente en nous noyant dans des theoremes,des equations mathematiques,des prismes scientifiques...

Un jeune etudiant americain en mathematiques vient a oxford dans le but de soutenir sa these avec un ponte,une reference,un professeur emerite. Il est heberge par une amie d enfance du professeur et cette derniere vient a etre assassinee.S en suit alors un serie de meurtres...dont on se desinteresse totalement tellement plus le film avance plus il devient complexe ennuyeux pretentieux...et on se desinteresse de tout de qui va mourir,de qui tue,on se desinteresse encore plus de la debile histoire d amour que vit elija wood...il n y a qu une chose dont on ne se desinteresse pas:le temps qui parait long,long,si long;trop long!

Le scenario est cretin,le jeu des acteurs triste,l image  en 3D (?) insupportable mais le pire de tout  reste la grottesque pretention intellectuelle du film.L existence ne serait que la resultante de signes mathematiques,de symboles invisibles,aucun libre arbitre n existefait et chaque acte entrainerait involontairement une consequence inalterable.Celui qui pense creeer l acte n est en fait qu un pion manipulé quant au veritable responsable,le demiurge,il ne se sent aucunement responsable des consequences de ses actes et laisse les autres porter la douleur de ce qu il seme aveuglement.Les meurtres,l enquete policiere,ne sont que pretextes a des theories pretentieuses sur l existence humaine et deviennent vite secondaires,ils ne sont la que pour etre un pretexte.Que de loudeur,de carricature,d ennui...pour un polar qui n en n  est malheureusement pas.Nous avons la juste un tres tres mauvais film qui se perd en conjonctures fumeuses qui se veulent chafouines (mais qui ne le sont pas)et qui produit un ennui et un enervant sans nom.Un film consternant,pitoyable a eviter de toute urgence.

15.04.2008

penelope

mark palansky:voici un mec qui pour son premier long metrage a tout compris contrairement a philippe claudel (voir note precedente).

Et c est la ou l on se rend compte de toute la difference qu il y a -en general-(heureusement il y a toujours d heureuses exceptions)entre le cinema francais et le cinema americain.

La ou le cinema francais se perd en dialogues creux,en histoires telephonees devant lesquelles on baille d impatience,de mornes plaines,de propos sentencieux,pretentieux,qui prentendent avoir quelques pretentions(litteraires?philosophiques?morales?),en acteurs moches entre lesquels l achimie ne passe pas(pourquoi les acteurs francais doivent ils systematiquement etre moches ou cons,quand ce n est pas les deux,pour etre credibles?),en choses vues et revues rabachees et rerabachees la ou le cinema francais se meurt de nombrilisme et de prentention ...le cinema americain arrive toujours a avoir un air frais juvenil inventif creatif...

"penelope" n est pas un grand film."penelope" est un bonbon acidule tendre colore charmant et c est deja beaucoup. 

Un mec beau mais comme un peu looser se croit perdant d office aime une fille moche mais n ose lui avouer.Cette fille moche aime ce looser magnifique mais comme elle est moche n ose lui avouer. 

L histoire est simple.Et la morale sans pretention:arrivez a vous aimer,acceptez que l on puisse vous aimer malgre vous et vous arriverez a vous aimer.Ca ne souleve pas des montagnes,mais c est juste et c est beau.Et evident,donc nous parle directement.

Palanski part d un propos simple et universel qui nous touchera forcement tous.Car s il est evident qu il faut d abord arriver a s aimer pour accepter l autre et l aimer il est moins evident que nous puissions y arriver,car il est dur de s accepter tels que nous sommes et de nous aimer.

C est une trame simple mais universelle et federatrice bien loin de celle des films francais dont on ne finit par ne plus rien saisir. 

Le film aurait pu etre probablement fade ou niais s il avait ete  traite par quelqu un d autre mais palansky nous offre une petite douceur,un petit macaron pastel.C est sans pretention mais ca se savoure avec jubilation. Tout  y est traite avec delectation raffinement passion tendresse amour originalite.Tout y est savoureux.

Les decors sont magnifiques,les tenues jubilatoires(ah!les fringues de christina ricci...),l univers d un onorisme et d une poesie assez rarissimes pour etre dit redit et re redit,l histoire a croquer comme on croquerait dans une pomme d amour.C est un mix d emilie simon de michel gondry et de tim burton.c est d une belle folie douce.

Mais la vraie magie du film c est surtout ses acteurs.Tous merveilleusement epatants.Quelle idee magnifique que de reunir les plus beaux yeux du cinema americain :christina ricci et james mc avoy.Je suis une fan des deux donc forcement.Cristina est magnifique;james est magnifique.Deux perles dans un ecrin.Et leur duo est detonant.Les seconds roles sont tous magistralement diriges quant a rese witherspoon elle est jubilatoire.Que du premier choix dirige avec maitrise et beauté.

un film beau,simple qui ne se prend pas au sérieux(voir la scene drolissime du parloir)qui a l ere de l image papier glace siliconnee photoshopee formatee nous dit un echose evidente mais oubliee:aimez vous tel que vous etes.Et fuck a tout le reste.La beaute n est pas qu une,aimez vous :vous rayonnerez et les autres vous trouveront forcement beau.

Un joli film,sans pretention mais qui pour etre un premier film est prometteur. 

 

13.04.2008

benjamin bioley

benjamin est un poseur.benjamin est un phraseur.benjamin est un auteur.benjamin est un acteur.benjamin est un compositeur.

Benjamin sait ce qu il faut etre quand il faut etre.

benjamin n est pas sponsorisé par les shampoings l oreal parce que benjamin s en carre.

benjamin est vaniteux benjamin est au dela benjamin dit tout bas benjamin reve tout haut.

benjamin n aime pas les cons:cali,benabar,zazie,henri salvador et tant d autres.

benjamin est au dela, au dela de la vanite au dela des offenses au dela d etre juste la,pour quoi?

benjamin touche juste droit en plein coeur ecrit la ou ca parle la ou ca fait mal benjamin n a pas peur

benjamin endosse toutes les vestes benjamin endosse tous les travers et traverse 

le monde de la musique les melopees les styles les larmes les coeurs

le monde la mediocrite,de ce qu on dit sur lui

sans en rien savoir 

il ecrit en negatif pour nous faire vivre ou revivre

il nous inspire 

etre un pur talent n est rien pour lui

benjamin est grand

benjamin est beau 

benjamin est talentueux

benjamin me touche, m atteind me boulerverse

benjamin est sincere

benjamin est un upercut qui a droit au coeur et...

benjamin... 

benjamin est souverain. 

 

 

11.04.2008

il y a longtemps que je t aime

philippe claudel jusqu a present ecrivait.Et enseignait a l institut d audiovisuel nancéen.

philippe claudel a décidé de devenir cineaste.Il y a longtemps que je t aime.avec Kristin scott thomas et elsa zilberstein.

le titre dejà me laissait presager le pire.Un titre qui suinte le cinema francais dans tout ce qu il a de plus mauvais.Quant au choix des actrices comme on dit une ca va (a peu pres) deux bonjour les degats.J y allais donc a reculons pensant que j allais m ennuyer d une maniere grandiloquente.Le résultat fut ... au dela de mes esperances. 

je ne suis pas tres "guignols de l info" mais il faut bien avouer que leur satire du cinema francais est particulierement pertinente.Des titres niais avec des acteurs rabachés dans des histoires conternantes.Mais je vous assure que techine assayas and co (hello les "cahiers")font figure de cineastes miraculeux comparés a claudel.

Comment vous dire."il y a longtemps que je t aime" releve le defit de détenir en un seul film tout ce qu il y a de pire au cinema.Et dire qu il enseigne cette matiere.Les eleves de la fémis grace à lui vont passer pour des génies comparés à ses etudiants nancéens.C est d une médiocrité sans nom et à la limite du soutenable.Comment peut on commettre autant de poncifs de lieux communs de facilites en un seul film.

Le début du film surfe sur la mode de la mère infanticide (mazarine pingeot,grande ecrivaine!!sort de ce corps)pour finalement virer,sans aucune finesse ,dans l actualite la plus voyeuriste: celle de l euthanasie,nous pensons alors aux grands débats de société qu ont l habitude de traiter de grands journalistes tels jean luc delarue...ah quelle grandeur reunit donc tous ces gens:celle de la médiocrité bien sur.

juliette (Scott thomas) sort de prison et vient vivre chez sa soeur (zylberstein).juliette a fait de la prison apprend t on dans un premier temps,pour avoir tue son fils apprend t on ensuite.Mais on sent que juliette a un secret.ouhh... quelle idee scenaristique géniale(et un secret qui est sense nous faire tenir en haleine tout le film alors que dès le debut nous avons ete ejectes sur le mode "pause"). Juliette est forcement ténébreuse et emmurée dans son silence car juliette souffre,forcement.Et forcement juliette ne peut etre comprise.Sauf par un ami de la famille,professeur universitaire qui lui la devine,hhhaaa beaute du monde,et qui s avere etre veuf...ah ce que la vie est bien faite.Dire que les deux actrices sont médiocres serait faire insultes aux actrices médiocres,elles sont pire que cela.Pas un sentiment pas une emotion que du vide et un texte que l on récite avec application.Enfin quand je dis un texte...disons quelques phrases d une connerie affligeante et d un convenu!!on devine a l avance la réplique suivante...les phrases y sont d un creux inimagineable et les reflexions d une banalite grottesque.Quant a la scene finale ou le noeud se denoue elle est d un ridicule confondant!!Les actrices pour faire croire à une émotion hurlent parce que c est sense etre une scene ou l 'on souffre un max alors quand on souffre chez claudel ben on hurle,mais dans ses cris il n y a rien aucune vérite et surtout aucune interiorite.Les cris n ont jamais fait passer les sentiments,loin s en faut.Comment claudel peut il ignorer cela.Ou si cri il y a il doit etre nourri.

Autour de juliette il y a quelques personnages éparses,quelques caricatures devrais je plutot dire! L' amoureux solitaire et ...veuf et universitaire,ben oui quoi merde on n est pas chez les ploucs!!!Faut pas déconner tout de meme!Le flic lui aussi amoureux(forcement rappelons le juliette est  mysterieuse,tellement mysterieuse...) et suicidaire,un personnage interpreté par frederic pierrot dont on ne comprend aucunement l interet par contre on se dit ben que fredo a mal vieilli.Un dragueur de piscine ridicule.Un etudiant qui triple sa premiere annee de fac et dont on se fiche mais royalement.Enfin tout et tous frisent le ridicule dans ce film à un point que trop c est vraiment trop.On ne sait pas ce qui est le plus ereintant:l histoire medicore;l absence de sentiments,l interpretion mais ... mauvaise...les personnages caricaturaux,le texte intollerable(meme le plus mauvais des scenaristes ecrit mieux que ca) ou la mise en scene consternante,telecomandee.on sait a chaque instant ce qui va se passer.Si elsa zilberstein a un ami medecin c est forcement parce que c est par lui qu elle saura.Si sa fille lit un livre avec un telephone derriere elle c est forcement parce que le telephone va sonner.Rien n est la pour constituer un univers une poésie une pate une signature tout est la pour etre grossier,bassement utilitaire,prévisible.Ce n est pas que c est un mauvais film c est pire que cela...pour s en convaincre il suffit juste de regarder la scene ou elsa zylberstien parle de dostoivesky avec ses eleves,c est d un mauvais mais d un mauvais...ce n est pas possible!!!

il y a longtemps que je n aimais plus le cinema francais (il y a toujours evidemment des exceptions)mais alors la non on ne peut pas nous infliger de tels supplices!! 

si vous voulez voir sur le meme theme un film un vrai si vous voulez voir une lecon de cinema allez voir "l orphelinat".

Philippe claudel n etait pas un tres grand ecrivain.Assurement il n est pas un cineaste.

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